Le ciel était pur & nous pouvions distinguer chaque étoiles. Il était arrivé bien plus tard que les autres, sous les acclamations & les éclats de rire. Il s'était assis à l'opposé de cette fille qui doucement se consumait sous son regard qui balayait la pièce pour s'arrêter dans ses yeux, un sourire aux lèvres. Il faisait la sourde oreille aux diverses rumeurs & demandes qui lui arrivaient. Il n'en écouta qu'une. Elle n'avait pas entendu, bien trop occupé a essayé de deviner ce qu'il pensait, & a papillonné aux alentours, pour faire "genre".
Il se leva doucement. Se dirigea vers elle. S'assit a ses côtés. Planta son regard rassurant dans le sien, pétrifié par l'angoisse & la surprise. Sans lui demander son avis, il l'embrassa avec fougue. Elle se sentit défaillir. Quand ses lèvres quittèrent les siennes, tout était flou, elle entendait battre son c½ur a tout rompre. Elle réussit a esquisser un sourire. Lorsqu'elle reprit totalement ses esprits, il était encore là, tout près d'elle; mâchonnant un bâton de sucette; elle pouvait entendre le bruit que ses dents faisaient contre le plastique, elle l'observa, elle l'avait déjà fait des centaines de fois, mais il n'avait jamais été aussi près, de cette façon. Il avait des cheveux d'or, des yeux d'un vert que personne n'aurait pu décrire. Elle se rappela que ses lèvres avaient un gout de miel, elles étaient chaudes, comme ses mains qui lui avaient tendrement caressées le visage. Elle se sentit rougir quand il la surprit. Elle détourna la tête, mais elle l'entendit sourire.
La soirée se poursuivait, elle l'évitait lui & son regard, de peur de défaillir une bonne fois pour toute. Elle riait fort, dansait avec tous. Mais elle avait juste envie de l'entendre rire, de danser tout contre lui. Elle se sentait pathétique quand son regard contournait le sien. Le temps passait si vite.Elle savait que si elle ne tentait rien ce soir, alors rien se serait plus jamais possible, il lui restait quelques heures avant minuit. Avant que tout se termine. Fatiguée, elle s'appuya contre le buffet. Quand elle sentit sa respiration dans son dos, paniquée, elle se retourna, un sourire superficiel s'affichant sur son visage. Il lui bloqua plusieurs fois la route quand elle essayait de s'enfuir, de diverses façon, les plus farfelues les unes que les autres. Elle pretexa avoir chaud, il l'accompagna dehors. Il la compara alors aux milles & une étoile qui brillait dans un ciel parfait. Des rire parvenaient de l'intérieure, ils savait qu'ils étaient espionnés. Il lui prit la main & l'emmena derrière une voiture suffisamment grande pour les mettre a l'abri des rumeurs qu'on entendait au lointains. Une voix résonnait :
"Ils se sont embrassé, je les ai vu !"
Elle riait. Elle devait se décider a parler, ce qu'elle fit :
"Comment peuvent ils être aussi bête, personne ne nous voit, & nous ne nous sommes même pas embrassé!"
"Oui, c'est sûr.. Même si je meurs d'envie de t'embrasser"
Elle ne riait plus. C'etait a son tour de planter ses yeux dans les siens.
"Pourquoi ne le fais tu pas alors ? Rien ne t'y empêche!"
Sa réponse l'etonna elle même. Elle apperçut un sourire traverser sa bouche.
"C'est vrai, rien ne m'y empeche, d'ailleurs, je pense que.."
Il ne termina pas sa phrase. Il l'embrassa. Son c½ur s'emballa une nouvelle fois, le sang lui montait a la tête, elle cru perdre connaissance, ses jambes ne la soutenait plus, mais elle savait que si elle tombait, il l'a rattraperait et c'est tous ce qui lui importait. Elle lui rendit son baiser avec plus de fougue qu'elle n'aurait imaginée. Quelques minutes plus tard, ils revinrent mains dans la mains. Un sourire ineffaçable sur le visage.
1an & demi après. Leur sourire était toujours aussi impeccable.
Je t'aime Gaspard. Et je t'aimerai encore longtemps.
Clémence